Média_Texte_La violence, la justice et la grâce

La violence, la justice et la grâce

Quel est ce trio ? Ce triangle dramatique ?
Cette femme, pour des raisons inconscientes qui n’appartiennent qu’à elle, a subi la violence outrancière d’un homme en mal de raison. Elle a laissé s’empiler des années de maltraitance. Que se faisait-elle payer ? Est-ce la femme, la mère ou la sauveuse qui accepte les coups et le coût de rester alliée à son bourreau ? Est-ce un syndrome installé au tréfonds des neurones qui autorise ce supplice infligé à son corps et à ses tripes ? Que peut-il bien se jouer pour que le temps défile sous une pluie d’injures portées à l’être humain ? Le geste interdit autorisé malgré tout… Est-ce l’ignorance, un attachement à la souffrance, une répétition maudite, une fatalité ?
Je n’ai pas étudié ce dossier. Je l’ai juste effleuré avec ma sensibilité de femme.
Toute violence non restituée est une bombe à retardement… bombe dirigée contre soi ou bien contre l’autre… un canon qui réexpédie dans le ventre ou dans le dos les brutalités emmagasinées. Ce n’est pas une règle, juste un constat. Cette femme a choisi le dos, le dos de son bourreau. En une fraction de seconde, elle en a fait une victime, prenant la place dont son homme jouissait. Elle a posé un acte qui ne permet aucune reconstruction, aucun onguent, aucun pansement. Juste une boite à acheter pour le placer dedans, bien serrer les boulons, et le glisser sous terre.
La justice a tranché, a posé un verdict, a appliqué la loi, a respecté un des commandements religieux, voire énergétique, en tout cas systémique. Cette femme doit payer l’interdit.
Et cette décision a déclenché l’orage… comme si les règles devenaient adaptables, comme si le silence sur les violences familiales autorisait soudain à porter un coup fatal ? Les foules et les filles se sont levées, se sont montrées outrées, clamant l’injustice posée par la justice !
Le groupe replaçait cette vieille femme dans le camp des victimes, insidieusement, inconsciemment, montrant du doigt le système judiciaire devenu le nouveau tortionnaire de cet être fragile. Revendiquer la loi du talion, défiler dans les rues, clamer ce vieux principe, même s’il n’est pas nommé. Est-il juste évoqué ? Ceux qui ont défilé contre la peine de mort, s’étaient-ils infiltrés au cœur des révoltés ? Curiosité déplacée, je vous l’accorde… Le tribunal n’a pas cédé.
Et tout à coup un p’tit bonhomme, un homme normal bien qu’étant le seul dans le pays à pouvoir appuyer sur le fameux bouton, a joué au père Noël, a joué le compréhensif, le généreux, l’humain, le démagogue ? Le sauveur en tout cas… lui qui se sauve, pour quelques mois sans doute, de la vie politique. Il a implicitement autorisé les coups portés dans le dos. Il a choisi la femme et a condamné l’homme. Il a juste oublié que dans une relation, nous sommes toujours trois et la violence se trame, s’installe, se danse à plusieurs. Mais quel que soit le pas, jeter l’autre à terre, lorsqu’il tourne la tête, est une passe interdite.
Je m’interroge, je me questionne… Il entretient le trigone et quelle sera la suite ? Les rôles se refilent, ça tourne telle une ronde.
Je rêve de prévention, de communication et de compréhension des systèmes en place. Lorsque ce bout de chemin est zappé faute de temps ou par satisfaction d’un égo qui se balade, les étapes sont brûlées et c’est la suite qui flambe. Ce n’est pas mon désir. Ce n’est pas mon projet. Ce que je fuis me rattrape. N’est-ce pas une loi universelle ?

ANNE WEYER 

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