Média_Billet_14 L’état d’urgence permet tant !

L’état d’urgence permet tant !

La France est en état d’urgence sanitaire depuis le 17 octobre 2020. De fait, il autorise le 1er ministre à prendre par décret des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion, des mesures de réquisition de tous biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire ainsi que des mesures temporaires de contrôle des prix.

Alors aujourd’hui, un pays comme le nôtre, soi-disant englué dans des démarches administratives à n’en plus finir pour pouvoir poser un changement ou prendre une décision, devient méconnaissable.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Il suffit de brandir la carte Stop Covid, et tous les tours et les coups sont permis, sans débat ni temps de réflexion. Il y a urgence, d’ailleurs, tout devient urgent dans un pays qui ne sait plus ce qui est important et ce qui ne l’est pas.
J’ai appris voilà longtemps qu’il était fondamental de traiter les points importants avant qu’ils ne deviennent urgents.
J’ose avancer que les points importants tels que la gestion du monde hospitalier ont été négligés à force de les vouloir rentables. La quadrature du cercle : chercher à rendre un service médical et social rentables, comme s’il s’agissait de la fabrication de camembert… étrange vision de l’humanisme… il semble assez inévitable qu’un jour, la cruche se casse…
Eh bien, nous y sommes. En diminuant les coûts, qu’ils soient humains ou matériels, pour un même chiffre d’affaires, on sait rendre un service rentable. Ça, c’est à la portée de tout débutant en gestion. Il s’agit de savoir poser une soustraction. Dire que c’est viable est une autre affaire.
Dans le monde hospitalier, il suffit qu’un petit virus se propage à vitesse grand V pour semer la panique dans les calculs de nos chères têtes pensantes.
Pas de chance, c’est arrivé en 2020.
Alors là, c’est l’affolement général, le coco s’amusant peut-être à montrer à l’homme de quoi il est capable.
Pas de problème : il suffit de voter l’état d’urgence sanitaire et tout va, une fois de plus, aller très vite. Quand on dit « En marche », en général, ça suit. Eh bien, c’est ce qui se passe.
A tel point que même les sénateurs boycottent les votes.
Et cela me fait frémir.
A l’issue du discours du 1er avril de notre premier Ministre, la grande majorité des sénateurs a refusé de prendre part au vote, et pas dans une moindre mesure. En effet, nous comptons 348 sénateurs sur le territoire et seuls 45 ont voté. Sur ces 45, 4 ont voté blanc. C’est dire le peu qui s’expriment vraiment… En fait, ceux qui courent après celui qui marche.
De tous bords confondus, ils dénoncent quasiment tous le même dysfonctionnement : un simulacre de démocratie puisque le pouvoir est concentré en une seule main, celle du chef de l’état. Le Sénat déclare « ne pas souhaiter être le greffier des décisions démocratiques ».
Oui, cela me fait frémir… j’ose le redire.
Je me sens parfois seule avec mon regard sur le monde, me disant que je déraille peut-être, que je me fais des films. Et là, d’entendre ces femmes et ces hommes élus pour défendre les intérêts des collectivités territoriales, pour contrôler l’action du gouvernement, pour discuter et voter des lois proposées par le gouvernement, déclarer ce qu’il me semble voir, ne me rassure en rien sauf peut-être sur mon discernement.
Alors merci à vous !

ANNE WEYER 

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