Je m’appelle Arnaud Billedoux

 

Je m’appelle Arnaud Billedoux. Ce matin, j’ai la sensation de redevenir écolier. Je ressens vraiment en moi l’impression d’être au premier jour du reste de ma vie et que ce jour-ci est l’amorce d’un vrai changement, d’un virage.

Ma vie… que je vous la décrive en quelques mots.

J’ai 42 ans. Je suis bien habillé comme le disent certains. Il ne s’agit là ni de look ni de vêtements. Non, j’ai un super diplôme, une formation béton dans le domaine de la finance. J’appartiens au secteur bancaire depuis 17 années maintenant. J’ai, jusqu’à ce jour, mené une belle carrière, grimpant les échelons avec facilité, fier de mes avancées et fier de moi ! Certes je rencontre des problèmes relationnels, rien de plus normal vu les personnes avec lesquelles je travaille : des équipes de plus en plus difficiles à gérer et certains éléments qui sont de vraies « têtes de lard », comme disait mon grand-père. D’ailleurs, ce sont toujours les mêmes ! Un manager qui se prend au sérieux et qui a toujours raison, mais un homme qui en veut et qui sait m’entraîner dans son sillage. Je ne me positionne pas vraiment face à lui parce que je le trouve très brillant et je ne vois pas trop ce que je pourrais proposer de mieux que lui. Et surtout, je ne voudrais pas être mis sur la touche. Je lui dois tellement ! Les clients, quant à eux… c’est une autre histoire. Il y a de tout et souvent des enfants à qui il me faut faire la morale. Mon job quoi !

Je ne me suis jamais posé de questions sur ma vie. Tout roule, tout coule !

Il y a bien quelques zones d’ombre mais je ne me suis pas arrêté dessus parce qu’elles ne présentent pas de véritables handicaps dans mon existence.

Je pense notamment à la relation à mes parents. Elle est semblable à celle que vivent nombreux de mes amis. Je dirais qu’elle est banale. Mon père m’agace. Je ne lui parle quasiment pas. Il semble détenir la vérité sur tout. Ma mère… un peu collante et surtout trop conciliante à mon goût à l’égard de mon père. Ça me met souvent en colère.

Je suis le deuxième enfant d’une fratrie de trois. Mon frère ainé est médecin, comme mon père. C’est le fils parfait ! Ma sœur cadette est la fille tant attendue, la chouchoute comme nous le disions lorsque nous étions petits. Bon, une famille normale.

J’ai rencontré la femme qui allait devenir mon épouse lors d’un stage effectué dans le cadre de mes études. Nous nous sommes mariés deux ans plus tard et avons fait deux beaux enfants. Ils ont aujourd’hui 15 et 10 ans. Je ne les ai pas vus grandir. Mon fils aîné me le reproche mais est content de dépenser mon argent. Le petit vit dans sa bulle. Nous avons fait construire une magnifique maison en ossature bois dans une commune cossue de la région parisienne et avons mené une vie standard, se croisant plus que se parlant.

Voilà un bref tableau de mon paysage familier… enfin… du paysage qui m’a été familier jusqu’à l’année dernière.

Un soir je suis rentré chez moi vers les 21h30. La maison était vide.

Envolés ma femme et mes enfants ! Je n’ai rien vu venir, rien soupçonné, rien senti.

Mon décor s’est écroulé.

A quoi bon tout ça ? Moi qui ai tout donné !

Trois mois de grande déprime. Des anxiolytiques, des antidépresseurs puis ma vie a repris un cours qui ne me sied pas vraiment.

J’ai quand même relevé la tête. J’ai rencontré des jolies filles, passant de l’une à l’autre. Se sont succédées des histoires avortées avant l’éclosion.

Je suis en conflit permanent avec mon ex-femme. Mes enfants ne font aucun effort à mon égard, me rendant responsable de cet échec familial. Ils sont manipulés par leur mère, c’est une évidence.

Mon chef me dit aujourd’hui que j’ai l’art de rendre compliquées des choses qui sont simples. C’est la cerise que le gâteau… Car si ma vie professionnelle se détériore comme cela a été le cas au niveau familial…

Bref ! Pas terrible tout ça !

Puis mon ami Matthieu est venu me chercher de force un soir de septembre pour m’amener écouter une conférence : Mettre en place une écologie relationnelle. L’écologie ? Voilà une valeur qui m’est chère mais je ne savais pas que ça existait pour les relations !

Cela a été le déclic qui m’a mené jusqu’à ce jour : j’ai décidé de me former à la Méthode ESPERE®.

C’est cette aventure que je vais coucher sur ce journal de bord.

Le 1er jour de formation est dans quinze jours, alors…

1 Comment

  • Vivement la suite ! J’ai hâte de lire comment Arnaud va vivre ces moments si riches de découvertes sur soi et sur les autres !

    Sylvie Laclau
    Posted 26 février 2019 at 18 h 57 min

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