Qu’est-ce qui fait que nous n’en entendons pas parler ? Pourtant il est là, sournois mais tenace. Il se répand inexorablement. Il est entretenu plutôt que d’être combattu. Il est stimulé au quotidien par les quotidiens et tant d’autres. Ils sont si nombreux ceux qui participent à sa propagation… Ces derniers avancent masqués quand les autres ne trouvent plus de masques dans les magasins ou ailleurs. Ce virus gagne les êtres de manière insidieuse. Il vient mater les rangs des innocents, des imprudents. Il s’immisce dans les entrailles des résistants. Il restreint les initiatives. Il contribue à grossir les rangs des planqués, des soumis, des paniqués et des donneurs de leçons. Il devient l’argument choc de tous les assureurs et des sachants auto-proclamés. Il prive du discernement et du sens de l’initiative. Il maintient sous un couvercle ceux qui souhaitent prendre de la distance. Il entretient la mise en place de deux blocs : les contaminés et ceux qui sont censés en prendre soin. Il retire le libre arbitre, lentement, tranquillement mais sûrement. Les moyens employés sont multiples. Il grignote le cerveau et envahit les tripes. 

Mais comment fait-il pour progresser ainsi ? 

Il s’appuie sur des piliers, les piliers de la communication, ceux-là mêmes qui sont utilisés pour faire plier l’autre lorsqu’il nous dérange. Ces piliers bouffent l’énergie, chaque jour un peu plus. Lesquels sont-ils me demanderez-vous ? 

Les injonctions à tout va : « Il faut que vous, vous devez ». Les menaces : « Attention ! Je ne vous dis pas ce que vous risquez mais attention ! Je vous aurai prévenu ». Le chantage : « Si vous ne faites pas ça, voilà ce qu’on va vous retirer, voilà ce que ça va vous coûter ». La culpabilisation : « C’est à cause de vous si nous prenons ces mesures. Et si ce n’est pas vous, c’est donc votre frère, votre ami, votre voisin ou votre collègue ». La dévalorisation : « Je vous ai tout envoyé. Vous ne lisez donc pas vos mails toutes les heures ? Espèce d’insouciant ! Ne venez pas me dire que vous êtes surpris de ce qui vous arrive. Je ne suis pas dupe de votre cinéma ». Les jugements : « il y a ce qui est bien, ce qui est mal. Et vous, vous êtes coupables. Vous ne savez pas de quoi ? Mais vous vous moquez de moi ? ». La suspicion : « Si nous mettons ça en place, c’est pour vous prémunir des abus de vos proches » … Et j’en passe… 

La liste du système SAPPE est longue… En résumé, ce qui sape la vivance est représenté par tout ce qui permet de contraindre l’autre pour notre propre confort, nos propres avantages. Se confronter à soi- même peut être évité en accusant l’autre de tous nos maux. Ce mode relationnel entretient la victimisation. Et si je suis victime, c’est que j’ai trouvé un bourreau et que je cherche un sauveur. 

Ce virus se propage si vite car les groupes se sont formés en fonction des écoles et ont trouvé leur rôle ou ont pris celui qui restait. Aujourd’hui, le bourreau est le voisin, le cousin, le collègue, le père, la mère, le frère ou la sœur, le patron ou le coach sportif, l’étranger, le différent de soi, celui qui est plus beau, plus riche, plus quelque chose… La victime est le même que ceux énoncés précédemment, seul le camp diffère en fonction de l’histoire racontée. Mais heureusement, il y a un sauveur ! Et le technocrate est notre sauveur. Ö combien ce sauveur est habile pour devenir bourreau ! Comment ça vous ne voulez pas être sauvé ? Mais moi, je vais vous obliger à dire, à faire, à penser, à… à… à payer ! 

Le système SAPPE, resté à l’intérieur des frontières familiales, s’est répandu au rythme de l’évolution de la mondialisation. Oui, il s’est étatisé puis mondialisé. 

Alors, le virus dont on ne parle pas a ainsi pu se propager, inexorablement… 

Le virus de la peur a envahi le monde. 

Il est devenu urgent que tous ceux qui connaissent la fonction première de ce virus dévoilent le secret. Quelle est cette fonction première ? La fonction première de la peur est de cacher un désir. La peur ternit les peaux et les regards. Le désir donne bonne mine et fait briller les yeux ! 

Relevons nos manches et construisons des grandes voiles pour retirer le voile devant les yeux des êtres survivants. Sur ces grandes voiles, recueillons et inscrivons tous les désirs étouffés. Puis montrons le chemin qui mène de la victimisation à la responsabilisation. 

Parce qu’en effet, il ne suffit pas de connaître ce petit diamant… Je peux malgré tout me laisser rattraper par le virus et avoir peur de montrer ce qui peut rendre libre et heureux. Je peux préférer regagner le rang des méfiants, me soumettre à mon tour au poison diffusé sous prétexte de freins légitimes. Garder pour moi ce qui est fait pour se partager, tout comme je garde tout ce que j’accumule avec au fond de moi cette phrase récurrente : « on ne sait jamais ! ». Je peux ne pas vivre le présent et être habité par l’angoisse du futur… 

Alors, je place mes mains sur chacune de vos épaules, je vous regarde dans les yeux et je vous intime de recontacter le courage qui existe en vous. Je vous invite à relever vos manches, à lâcher votre nombril et à vous mettre en marche. 

Il est du devoir de chaque personne sensibilisée aux conséquences d’un mode relationnel dominant/dominé de diffuser le vaccin anti-virus de la peur… Devenir responsable à son bout de la relation, conscient, éveillé. Lâcher son soi pour s’ouvrir à l’autre… Faire la nique à l’égo pour sonner à la porte du cœur et aider le contaminé à lâcher la maladie. 

Ce virus est pire que tous les autres virus accumulés. Ce n’est plus aujourd’hui une épidémie. C’est bien une pandémie qui est alimentée et qui sert une frange dominante. Jusqu’à quand collaborerez- vous à cette funeste mise en scène ? 

S’il vous plaît, osez déployer vos ailes, prenez de la hauteur et observez tous les possibles ! Il y en a tellement que ça donne le vertige. Mais pas celui de la peur, celui de la joie ! Il y a tant à faire ! Et ça, c’est merveilleux ! 

Anne Weyer 

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