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Est-ce la baguette d’une fée qui dépose sur l’épaule, le brillant de la délicatesse ? Cette attention à l’autre toute particulière, des mots choisis pour prendre soin de la manière de dire les choses…

Pas d’ironie, pas de moquerie. Pas de brusquerie non plus. Les grimaces au placard, les regards fermés terminés. Mais plutôt de la tendresse, le doux rayon de la bienveillance, la chaleur des propos. Des phrases telles des caresses. S’abstenir de blesser, cesser de provoquer.

Est-ce un don ou le résultat d’une éducation ? Est-ce un apprentissage ou une façon d’être au monde ? Quelle est cette alchimie particulière qui rend des gens précieux et d’autres plutôt lourdauds ?

Je n’ai pas la réponse. Je sais simplement qu’il existe des différences et les mots encore retenus transpercent les visages. Le soyeux des intentions rend les regards brillants, une lumière toute particulière, une étincelle de vie qui fait chaud au cœur et qu’il est si bon d’accueillir.

Puis il y a d’autres faciès qui semblent quelque peu revêches, esquintés par l’aigreur, racornis dans les coins. Les traits aussi durs que les phrases jetées, lourdes de déception, de frustration, voire de jalousies tenaces.

Quels sont ces chemins de vie qui conduisent à l’oubli, l’oubli du don de la douceur ? Ce cadeau pourtant toujours en soi qu’il est si simple de mettre en partage…

J’imagine un lieu où pouvoir se relier à ses tendres ressources, un lieu où se désencombrer des regrets accumulés, un lieu où déposer les violences reçues, stopper les malveillances acharnées pour laisser poindre enfin la lumière qui est en soi…

Apprendre à offrir, et mélanger le rire à de jolies paroles. Construire une alchimie entre intentions et attentions. S’initier à nourrir toutes les relations. L’apprentissage du prendre soin, arrêter de massacrer. Ne jamais faire de l’autre, la poubelle de nos moindres soucis, le réceptacle de nos multiples déceptions.

Voir autrui comme précieux et la relation comme un lien de lumière qui réchauffe le cœur si on sait la soigner.

Prendre le temps d’écouter nos mots avant de les lâcher et savoir se retenir s’ils risquent de gâcher.

Le temps est une horloge dont les aiguilles galopent. Elles ne reculent pas, n’effacent pas ce qui est fait. Elles ne donnent jamais l’occasion de vivre deux fois les mêmes instants.

Alors il est de la responsabilité de chacun de veiller à nourrir les liens de tendresse et de délicatesse, d’attentions et de précautions…

Si toutefois la fée n’a rien déposé sur votre épaule lors de votre petite enfance, il n’est jamais trop tard pour prendre le chemin de la douceur et de la bienveillance…

La vie est un cadeau, apprendre reste toujours possible… si le désir est là…

Anne Weyer

 

1 Comment

  • sublime

    genty
    Posted 27 janvier 2016 at 9 h 00 min

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