En ces temps étranges, lorsque je suis seule face à moi-même, que se passe-t-il vraiment en moi ? J’estime faire partie des chanceuses qui enseignent, entre autres, la gestion des émotions, le retour au calme relationnel…
Mais de quelle manière je traverse ce tumulte mondial ?

Je fais au mieux pour me préserver du tourbillon de l’anxiété. Je choisis méticuleusement ce qui me fait du bien… Il y a ce que je proscris définitivement de ma vie. Même si les différents médias n’ont jamais pris une grande place dans mon existence, je redouble aujourd’hui de vigilance sur ce que j’écoute et ce que je regarde. Et si je choisis de regarder le petit écran, je préfère ce qui est doux, ce qui véhicule mes valeurs profondes, allant de la tendresse au sens de la vie…

Je freine et stoppe si je le peux, les propos de tout diffuseur de peurs qui se présente téléphoniquement, j’écoute et tente de permettre à l’autre d’entendre ce qu’il dit.

Je ne me sens ni dans l’inconscience ni dans le déni. Je déplore cette catastrophe mondiale qui met des êtres en souffrance, quelle que soit la souffrance. Elle peut être physique, morale, psychique… En revanche, je reste attentive aux énergies envoyées au monde par les temps qui courent.
En effet, j’ai la croyance que tout est énergie. Alors… qu’est-ce que je souhaite véhiculer et offrir à la Terre ?

Je m’interroge sur ma part de responsabilité, ma part de colibri. Que puis-je apporter de bon, à mon tout petit niveau ? Comment puis-je agir en respectant les consignes de prévention ? A chaque question, toujours trois réponses disait mon ami-guide… Je peux finalement ne rien faire et rester enfermée chez moi, estimant cette direction plus sage. Je peux faire fi de toute prudence. La troisième voie est le juste milieu… Rester chez moi en m’ouvrant sur le monde, être là, pas loin, juste à quelques mètres de l’autre…

Puis il y a des moments où je me questionne… Quid de l’avenir, quid des conséquences de ce confinement, de ce stop gigantesque ? Quid des pots cassés en quelque sorte…

Je fais aujourd’hui partie des personnes privées de leurs revenus. Et comme c’est étrange… je me sens calme, peut-être insouciante. C’est un peu comme si je ne le réalisais pas. En tout cas, je ne m’affole pas… Je me surprends à ne pas penser à moi… Je ne me croyais pas comme ça. Et ça me bluffe ! Oui, je me bluffe moi-même…

Je suis parfois envahie par la panique en sachant mon fils à l’autre bout du monde, coincé dans un pays qui me fait frémir… Quand je sens cette vague hurlante monter en moi, j’appelle, oui, j’appelle au secours. Et une belle âme amicale me ramène à l’écoute de mes émotions. Alors, j’entends mes ancêtres s’exprimer à travers moi. J’entends gronder les canons de la guerre comme s’ils étaient à ma porte. Je peux alors m’en démélanger et de nouveau me recentrer. Je recontacte le calme en moi.

Je surfe sur la vague de ce qui m’habite, à chaque instant… du mental au cœur, du cœur au mental pour revenir dans mon cœur… C’est toujours cette voie qui me fait du bien.

Et vous, comment négociez-vous avec vous-même ? Qu’est-ce que ce virus vous apprend-il de vous ?

Anne Weyer

Je vous invite à partager un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.