Cette phrase que mon cher guide m’a offerte il y a quelques années, est devenue presque un mantra pour moi, en tout cas, une ligne de conduite… Je tente, chaque jour, de veiller à en respecter la profondeur, à l’appliquer du mieux que je peux dans ma vie, à faire mon examen de conscience chaque soir. 

Et ce sont ces quelques mots que je vous offre aujourd’hui. Ils sont source de travail perpétuel, ils sont source de prises de conscience. 

Comment puis-je appliquer au quotidien, sans y penser, cette opération qui réussit à amoindrir les nombres ? 

Si je divise 12 par 4, cela donne 3. Petite application relationnelle : nous sommes douze à échanger sur notre vision du monde et nous avons quatre points de vue différents. Est-ce que, dans ma manière de dire et d’être, j’accentue la prise de distance entre les êtres pour finalement participer au fait que les groupes se chamaillent puis se séparent ? Est-ce que je fais en sorte de permettre à chacun d’apposer ses points de vue, de s’affirmer tranquillement sans s’affronter ? Est-ce que j’agis dans le sens de la réunion des idées ou de la création de clans opposés ? Quelle est ma posture ? 

Parce qu’amoindrir les nombres, c’est participer à amoindrir les énergies. 

« Diviser pour mieux régner » n’est-il pas un vieil adage ? une technique bien huilée chez l’Homme ? voire même une méthode de management, un principe de gestion de groupes ? 

Je vous lance trois défis aujourd’hui. 

Premier défi. Dès que vous sentez en vous cette dynamique se réveiller, osez plaquer votre pied sur le frein de vos mots en vous posant cette question : « Suis-je juste, là, maintenant ? ». Nous avons tant grandi sous l’empire de la compétition que nous sommes, sans conscience, capables du pire. Nous sommes formatés, ce qui nous rend par la même, quelque peu inconscients. Mais ce qui est plutôt joyeux, c’est de savoir qu’il est toujours possible de se reformater ! 

Second défi. Dès que vous entendez des personnes prendre le chemin de la division, pouvez-vous gérer ce qui est peut-être devenu un réflexe chez vous… S’il vous plaît, ne vous laissez pas embarquer en choisissant votre camp, presque instinctivement… Retirez-vous de ce modèle devenu obsolète. Retirez le « non, t’as tort » et le « oui mais » du vocabulaire de vos débats d’idées. Ils ne sont plus nécessaires. L’heure n’est plus à jouer au jeu de l’égo. 

Troisième défi. Dès que vous entendez des personnes nourrir l’énergie de la division en utilisant le parler sur, le jugement, l’ironie, la critique, faites un pas de côté. Attrapez votre courage à deux mains et proposez, avec vos mots et votre voix, l’indispensable voie de la sagesse… Oui, osez montrer le chemin de l’apaisement, de l’acceptation des différences, de la tolérance. S’il vous plaît, prenez votre place. Ne rien dire équivaut à collaborer à ce système néfaste et dévastateur. « Qui ne dit mot consent ». Puis glissez cette petite phrase magique : « ce qui divise n’est jamais juste ». 

La Terre en a besoin. Elle a besoin de calme, de tendresse et de joie. Elle n’a plus besoin de chiffonniers. Ce temps a assez duré. Oui, place à la sagesse car seule, celle-ci a du sens. 

Anne Weyer

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